christophe Dos Santos christophe Dos Santos

La Maladie inflammatoire chronique de l’intestin

La maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI) du chat est un problème digestif chronique assez fréquent, souvent comparé à ce que l’on appelle les “maladies inflammatoires de l’intestin” chez l’humain. Elle survient lorsque le système immunitaire du chat réagit de façon excessive à certains aliments ou bactéries intestinales, ce qui provoque une inflammation de la paroi de l’intestin. Les signes les plus courants sont vomissements répétés, diarrhées parfois avec du sang, amaigrissement, perte d’appétit et parfois fatigue.

La cause exacte n’est pas toujours connue, et plusieurs facteurs peuvent intervenir : alimentation, prédispositions génétiques, bactéries intestinales ou autres maladies associées. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, des analyses sanguines, des échographies abdominales et parfois des biopsies intestinales pour confirmer l’inflammation.

Le traitement dépend de la gravité et peut combiner régimes alimentaires spécifiques (hypoallergéniques ou très digestibles), médicaments anti-inflammatoires et parfois immunosuppresseurs. La maladie est chronique, mais avec un suivi adapté, de nombreux chats peuvent mener une vie normale et confortable. La clé est une gestion régulière avec le vétérinaire et parfois des ajustements alimentaires sur le long terme.

Lire la suite
Les Vétos Parisiens Paris Les Vétos Parisiens Paris

La Giardiose

La giardiose est une infection digestive causée par un micro-parasite, Giardia duodenalis, qui colonise l’intestin du chien (et parfois du chat). Elle se transmet surtout quand l’animal avale des kystes présents dans l’environnement : eau de flaques ou de ruisseaux, sol souillé, gamelles partagées, léchage de pattes ou de poils contaminés. Ces kystes sont immédiatement infectants après émission dans les selles, et une très petite quantité peut suffire à contaminer un autre animal, ce qui explique la fréquence des cas dans les lieux où plusieurs animaux se côtoient. Côté symptômes, la maladie peut donner une diarrhée chronique ou intermittente, des selles molles parfois pâles, accompagnées par moments de mucus, avec une baisse de forme chez les plus fragiles. Il est important de savoir que beaucoup d’animaux positifs ne présentent aucun signe clinique.  Le vétérinaire confirme le diagnostic grâce à une analyse des selles, le plus souvent via un test rapide recherchant des antigènes du parasite, et plus rarement par un examen au microscope permettant d’observer des kystes. Le résultat est toujours interprété en fonction des symptômes, car un test positif peut simplement traduire un portage sans maladie. Le traitement est en général efficace chez les animaux malades (médicaments comme le fenbendazole ou, selon les cas, le metronidazole, sur prescription vétérinaire, et conduit sur plusieurs jours), parfois accompagné d’une alimentation très digestible. Mais le point clé pour éviter les rechutes est la prévention de la recontamination : ramasser les selles rapidement, nettoyer puis désinfecter l’environnement (et bien laisser sécher), laver la literie et tissus à 60°C si possible, et au besoin laver l’arrière-train de l’animal car les kystes peuvent rester collés aux poils.  Enfin, le risque de transmission du chien/chat vers l’humain est considéré comme très faible, mais l’hygiène des mains après nettoyage ou ramassage des selles reste une précaution logique.

Lire la suite